Pour écrire un mot, il faut le laisser grandir dans son imaginaire.

Pour écrire un mot, il faut le laisser grandir dans son imaginaire.
People in a show, all lined in a row. We just push on by, its funny, how hard we try.

Régulièrement, je prends la route le matin. Et je dois dire, qu'à cette heure-ci, ça doit être le moment où je cogite le plus. Je m'évade, j'enfonce les écouteurs de mon Ipod au fond de mes oreilles et je rêve ou au contraire, je tombe dans le plus inquiétant des gouffres. Celui d'aujourd'hui. Parce qu'à présent, je ne sens pas cette main qui peut se tendre au moment où on en avions besoin. Je la discerne au contraire, forçant aveuglement contre ma nuque, plongeant mon visage au coeur de mes plus profondes angoisses, l'eau. J'en perds mes moyens, ma respiration et qui sait, ma vie ? Peut-on se sentir en sécurité, dans cet esprit d'individualisme ? Arriverons-nous à poser nos pas sur le sol, sans avoir la peur de tomber au centre de la Terre ? Je voudrai retrouver en mes contemporains les réelles valeurs, celles sur qui on peut poser notre âme et notre coeur, sans crainte de les trouver martyriser.

# Posté le samedi 05 décembre 2009 15:19

Modifié le dimanche 13 décembre 2009 14:25

Marilyn is electrastar. Emprisonnant les flibustiers, l'ennemi est démasqué.

Moi je veux vivre,
Encore plus fort.

Ce matin je me suis levé avec une putain de conviction, les gars. Une conviction qui va faire blanchir vos visages, qui va rendre vos mains toutes moites. Parce qu'à partir d'aujourd'hui, et je vous en fais la promesse, j'ai décidé de vivre. Je suis intimement convaincu que vous ne m'apportez que de la merde. Tout ceux qui prétendent m'aimer, ou qui ont prétendus m'aimer. Je n'ai plus de regret à présent, je vous regarde dédaigneusement avec l'arrière goût d'acidité qu'un jour j'ai pu oser vous offrir mon affection et tout ce que j'ai pu me résoudre à faire pour vos putains de gueules. J'ai le gun à la main, je ne mâche plus mes mots. Je vais cesser de prendre les gants pour vous expliquer ce que j'ai à vous dire, mais à présent sachez qu'un bon nombre de vous passe à mes yeux comme de pauvres êtres pitoyables et sans intérêt. La seule chose pour laquelle je m'en veux, c'est d'avoir mis mon coeur à rudes épreuves pour continuer de vous garder près de moi, mais surtout d'avoir vendu mon âme pour votre petit plaisir personnel. Je suis tout bonnement, dégoûté. Ouais voilà, c'est le mot ! Vous me donnez la gerbe, l'envie de tous vous écraser d'un simple revers. Je ne peux vous souhaiter autre que mauvaise continuation, que perte de vous-même. Sachez aussi qu'à présent, je suis heureux. L'homme le plus formidable du monde est à mes côtés. Il a su me redonner ceux que vous tous avez échoués, sauf un qui s'est avéré encore plus déçevant que tous les autres. Je ne laisserai plus quiconque traverser la barrière de ma poitrine, et j'ai le nécessaire à mes côtés pour ne plus avoir rien à vous demander. J'ai envie d'hurler sur tous les toits à quel point j'ai enfin trouvé ma place auprès des gens qui ont réellement de l'estime pour moi-même et croyez-moi que je leur rends bien. Plus besoin de toute votre hypocrisie, plus besoin de vos mots salement imbibés d'intérêt et de sadisme. Je prends plaisir à penser que vous n'êtes rien, que de simples passages, de simples parties de rigolade. Putain, j'n'ai même plus peur. Je ne me dis plus « merde, je risque de le regretter. », non plus la moindre trace d'amertume. Je clame à qui veut l'entendre que vous et moi c'est fini, et que vous appartenez au plus profond de mes passés. Mon présent et mon futur ne portent qu'un seul et unique nom, celui de Drunk-Tomas. Expliquez-moi ce qu'il y a de mieux, à part se sentir enfin exister à travers un être, la sensation de n'se perdre qu'à moitié, tout simplement parce que sa main tient la votre. Ne plus hésiter à s'engouffrer dans un chemin des plus ténébreux puisque toute façon, il est près de vous et à deux vous serez capables d'affronter les pires épreuves en les dévisageant dans le blanc de l'oeil. Je signe le contrat de ma révolution à 12.01, et j'atteste devant le monde que je ne jeterai plus aucun regard sur mes antécédents. Bordel, bordel vous m'aurez plus. Chuis vivant, je respire, je ne suis plus atrophié par vos exigeances et vos carcans. Bordel, bordel est-ce que vous vous êtes aperçus que mes pas n'étaient plus près des votres ? Je m'en fous, je vous pousserai volontiers dans le précipite, et écouterai avec attention le craquement de vos os contre le sol. Actif. L'electrastar reprend du service, sous le pseudonyme d'LMSA. Ne revenez plus, non, plus jamais. La haine, l'ambition, la vengeance et l'amour me hantent. Les amis, je fais mon comeback.

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 07:31

Modifié le samedi 28 novembre 2009 09:15

Toutes les guerres, et même celle de la vie.

Toutes les guerres, et même celle de la vie.
Arrivé un temps, on ne peut plus se battre seul.
Alors on le fait pour quelqu'un. Je le fais pour lui.

Edit du 25 nov. 2009 :

Ce matin, j'me suis levé et si je me souviens bien il était 8:12. J'ai lentement ouvert les yeux, comme pour espérer que la nuit n'était pas terminée. Au final, je me suis retrouvé dans une chambre qui n'était pas la mienne. Etrangement, je m'y sentais bien. Au final, c'est dans la sienne. Sans avoir besoin d'examiner chaque coin et recoin, meuble et disposition, je l'ai reconnu. Non, la simple et si douce ambiance qui y planait me devenait de plus en plus famillière, de plus en plus mienne. J'finirai par dépendre de lui, je le savais bien. Alors j'me suis dis, « à mes risques et périls ! ». Cependant, la seule étreinte de ses bras autour de mon être me semblait bien plus enviable que le reste du monde vivant en parallèle avec moi. Pourquoi me disais-je, pourquoi je ne vois plus rien à part la tournure de son visage endormi ? J'en suis à me demander s'il rêve et à quoi il pense, avant de s'endormir. Et moi, je ne vois que par lui. Et vous, qui m'avez pris pour l'homme inaccessible, comme un homme intouchable, comme le dernier des coeurs de pierre, savez-vous quelle est une de mes visions de bonheur ? Permettez-moi de vous expliquer que rien n'est plus délicat au regard que la simple expression de son sourire, placardé à ses lèvres. Il suscite inconsciemment le mien. Bordel, promets-moi tes bras, je t'offrirai le meilleur de mon âme. Drunk-Tomas, Mon amour.

Edit du 26 nov. 2009 :

Puisqu'il est temps de s'exprimer. Je dois dire qu'aujourd'hui, ma journée fut horriblement mitigée. Je me suis levé un peu tard et j'ai été en retard au boulot. Quand j'ai traversé la ville, le pont s'est levé et pendant dix minutes, chuis resté à rien faire au volant, perdant dix minutes, qui se sont rajoutées à mon retard. J'ai dissous un PACS, j'en ai célébré trois autres, les gens étaient heureux et ils avaient des enfants. Puis, je me suis retrouvé seul à regarder au travers de la fenêtre. Peut-être n'aurai-je pas dû ? Une question à laquelle j'aimerai vous répondre. Je me suis vu, plus bas que Terre, à hurler douleur et pleurs. Mais, subitement j'ai aperçu quelqu'un. Un homme, celui qui est à mes côtés aujourd'hui. Celui que j'aime. Soudain, la mélancolie qui me menaçait fut durement repoussée par les simples regards qu'il a laissé glisser sur moi. Par les mots qu'il a pu m'offrir et tant de choses encore. Je suis avec lui, et non, toi tu ne me manques pas. Tu ne me manqueras jamais plus. Je ne suis pas triste tu sais, je pense que tu as emporté mes larmes avec toi et le coeur que tu avais juré de garder pour le restant de tes jours est ailleurs à présent. Le garçon si fragile, le garçon si docile, tu l'as rendu fort avec une âme de guerrier. C'est la seule chose pour laquelle je te serai à jamais reconnaissant. Tu n'es pas un souvenir, tu es le gâchi de mon existence.

# Posté le vendredi 06 mars 2009 15:40

Modifié le jeudi 26 novembre 2009 12:40

Inconsciemment, doucement je t'immole.

Inconsciemment, doucement je t'immole.
- Damage.
J'ai écrasé mon coeur contre un mur, bien trop imprégné de toi.


La cendre de mon corps s'est consumée, je me suis moi-même observé, gisant sur le sol en quête de solution. La lune était si ronde ce soir, si belle te souviens-tu ? La pénombre de la pièce caressait nos formes jusque dans les creux de celles-ci, seul cet astre osait la défier, dévoilant notre peau de couleur argentée. Ce ne fut qu'heures perdues, où en étions-nous, toi et moi ? Question futile, disais-tu, abordons le langage de notre chair, laissons-la s'exprimer à notre place. J'aurai préféré ne jamais t'écouter, me plonger dans le vif de ma raison, saisir la dernière chance qu'il me restait. Pourtant, je fus faible comme bon nombre de fois avec toi. J'ai contemplé mon âme entre mes doigts, je l'ai abandonné sur mes phalanges, alors quelle se faufilait loin de moi, rompant tout contact avec mon être si désemparé près de toi.

- Outburst.
Peut-être que la lune n'était pas avec toi, ce soir. J'ai vu les étoiles.

Que fais-tu ? Le manipulateur des mots, le tentateur aux incantations aussi divines que destructrices, l'homme si malléable et à la fois si insaisissable, l'être aux deux extrêmes. N'entends-tu pas la consistance de ses larmes qui s'écrasent contre le sol ? Où est passé la pitié qui submergeait ton être ? Où as-tu posé ton coeur, pour l'oublier ainsi ? J'aurai voulu m'arracher à ce sentiment en vain, j'aurai souhaité libérer le creux de mes bras en vain, j'aurai prié pour y ressentir, ne serait-ce qu'un soupçon d'apitoiement en vain. L'aurore de mes sens lucifériens encombrait les artères de ma complexité, m'imposant l'immobilisation. Tu passeras la porte des ténèbres seul ce soir, tu sombreras dans les entrailles de la pénombre et tu y verras certainement l'apposition de mes sentiments les plus dévoués.

- Complacency.
Ton être n'émane plus d'addiction auprès du mien.

D'autres horizons à contempler, de nouvelles arômes à humer, de nombreuses substances à goûter sont maitres mots de ton absence. Je ne ressens plus l'acidité de tes caresses sur ma peau, je ne perçois plus la chaleur étouffante de tes mots, le noeud de mes viscères ne se forme plus. Les seuls fragments qu'il me reste de toi sont les grésillements de tes larmes, les râles que tu émettais en hurlant mon nom, le tintement de tes poings meurtris contre la cloison. Il arrive qu'ils me hantent, cependant, l'unique sensation de ta présence me donne des souffles au coeur. Ne jamais revenir.

Give me the Truth.

# Posté le vendredi 10 juillet 2009 17:22

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 12:42

Que la rivière de la musique serpente jusqu'au lac de la paix.Decode.

Que la rivière de la musique serpente jusqu'au lac de la paix.Decode.
Cesse donc. Le rideau s'est abaissé.

Nous rassemblons de multiples sourires faux à attribuer aux gens, nous cherchons la risette qui veut dire « tout va bien. » ; bien quelle ne soit qu'utile durant une courte période.

Certains disaient de cet homme qu'il n'était qu'enveloppe charnelle, d'autres que son seul et unique but s'immobilisait au fait d'étouffer ses sentiments, il arrivait aussi que l'on dise que le monde l'éc½urait. Le pire que l'on lui reproche restait son abstinence à ne jamais démentir ni acquiescer. Il paraissait comme dissemblable des autres membres. En effet, il vouait son existence à poser ses doigts habiles et fins sur le manche tant adulé par son esprit qui donnait âme à ce si bel instrument qui, lui seul, possédait des droits sur son sourire. Ses phalanges jouaient durant des heures sur les cordes tendues et sensibles de l'objet, il entrait alors en une transe dont les portes étaient fermées à tout autre être vivant. Quel égoïste, faisait-il. La production, les membres ne cessaient de le blâmer pour son manque de scène. Il ne cherchait en aucun cas la satisfaction du public, mais la sienne personnelle. « Je ne suis pas là pour eux. » Répondait-il d'un ton amer. Les traits de son si doux visage se transformaient en caractéristiques noires et glaciales. Son c½ur lui hurlait de leurs aboyer sa haine au visage, d'enfin leurs offrir ce qui venait illuminer leurs sombres vies ; toucher la solution du bout des doigts, l'étiqueter comme ils l'avaient si bien fait aux précédents groupes dont il avait effroyablement observé la perte, la défaite. Pourtant, il restait silencieux après les brèves épigrammes qu'il avait lancées. Il les épiait un par un, les mouvements de leurs lèvres n'étaient que banales pertes de temps à ses yeux, et il s'était juré de ne plus jamais prendre en compte les différentes critiques sarcastiques qu'ils auraient pu lui jeter au visage. « Jamais plus, je ne vivrai pour un être humain. », une des dernières choses qu'il avait certifiées depuis cette terrible descente dans le silence et l'indifférence.
La sérénade était finie, les voix s'étaient estompées et le calvaire venait de prendre fin. Dédaigneusement, il quittait la fondation qui ne consacrait sa notoriété qu'à l'argent, le sexe, l'adulation et l'hypocrisie. Ce n'était pas son monde, comme il avait répété un nombre incalculable de fois. Son activité favorite se limitait à rester enfermé de longues heures dans « sa cellule ». Voici le terme qu'il employait pour qualifier la luxueuse chambre qu'il retrouvait régulièrement dans les multiples villes qu'il avait pu habiter. Il gribouillait durant une éternité une flopée d'apposition de mots, incompréhensible à la plupart des individus qui avait osé pénétrer une seule seconde dans son univers. Beaucoup le craignait car il passait pour la célébrité la plus méconnaissable du système. Ni l'un, ni l'autre, ni personne n'avait risqué de prétendre l'anticiper. Comment allait-il réagir ? S'énerverait-il ? Resterait-il d'une passivité désarmante ?
La question revenait en boucle, mais jamais ne l'atteignait. Il ne prêtait plus attention à ce qu'il avait vainement cherché à repousser, ce n'était plus sa priorité, disait-il. Mais quelle était-elle, sa priorité ? C'est ainsi qu'un matin, le monde entier venait de comprendre. Son ambition n'était autre que les laisser s'enfoncer dans leur puérilité et leur superficialité. L'être humain n'était qu'aberrant tissu de mensonges, se radotait-il en permanence. Pour la première fois depuis une immensité, ses lèvres se sont étirées, il allait s'en aller et il l'avait secrètement programmé il y a de ça bien un temps. « En aucun cas, on ne me retrouvera. » ; Il avait disparu et à jamais. C'est ainsi que les interrogations sont revenues s'imposer dans la conscience de ce monde de fous, la seule locution qu'il s'avisait d'employer afin de débattre sur leur sujet. Où est-il ? Pensez-vous qu'il est mort ? Je vous avouerai plutôt qu'il avait commencé à vivre, au contraire. Loin de tout ce qu'il avait pu rejeter jusqu'à ce jour.

# Posté le lundi 11 août 2008 12:49

Modifié le samedi 14 novembre 2009 05:40